L’Amanite phalloïde

L’amanite phalloïde est mortelle

Cette année encore, en cette période, le nombre d’intoxications par les champignons est extrêmement élevé (732 cas depuis le 1er juillet 2020) et les experts mycologues appelés en renfort par les centres antipoison, submergés. Mais on trouve en majorité des intoxications mortelles par l’Amanite phalloîde.

Voici les règles essentielles à respecter

  • ne ramassez que des champignons que vous connaissez parfaitement et dans les lieux dont vous avez l’habitude, certains champignons vénéneux ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;
  • si vous avez des doutes, portez votre récolte à des pharmaciens ou des sociétés mycologiques pour les faire identifier avant de les consommer ;
  • récoltez le champignon dans sa totalité (la volve d’une amanite est plus ou moins enterrée) et en bon état. Jetez les spécimens véreux ou trop âgés ;
  • ne cueillez pas dans des zones polluées : décharges, bords des routes, aires industrielles ;
  • ne mettez pas votre récolte dans des sacs en plastique (accélération du pourrissement), mais employez des paniers ou caissettes ;
  •   isolez chaque espèce cueillie afin qu’une espèce vénéneuse ne soit pas mélangée à la récolte ;
  • gardez-les au maximum deux jours au réfrigérateur, les faire BIEN cuire (dans certains cas, jetez l’eau de la cuisson),  ne donnez pas aux enfants ;
  • ne consommez que de petites quantités et jamais  plusieurs fois de suite.

Recommandations nouvelles

  • ne vous fiez pas aux applications qui vous donnent le nom d’un champignon au vu d’une seule photo, il est impossible d’identifier un champignon avec le maximum de sûreté en ne s’appuyant que sur une photo, voire sur plusieurs : l’odeur, la couleur (variable chez beaucoup de champignons), la texture de la chair, la présence ou non de lames, leur couleur, celle de la sporée  …. sont des critères essentiels pour une détermination correcte ;
  • toutefois photographiez votre cueillette avant de la consommer, plusieurs photos peuvent faciliter le diagnostic du centre anti-poisons en cas d’intoxication. Il faut au minimum 3 clichés : une photo du chapeau vu de dessus, une photo du champignon retourné (lames, plis, pores, aiguillons, etc.) et une vue complète du pied.

Un document de l’ANSES sur l’Amanite phalloïde