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La couleur des sporées de russule

L’observation de la couleur de la sporée est nécessaire pour identifier correctement une Russule,  car c’est un genre qui comprend plusieurs centaines d’espèces.

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De gauche à droite, des sporées de Russula cyanoxantha, torulosa et décipiens, rassemblées sur une lame de verre.

 

La méthode traditionnelle consiste à comparer la sporée avec un nuancier imprimé, par exemple le nuancier original du livre de Henri Romagnési, reproduit ci dessous. Malheureusement ce livre est rare et épuisé.

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Échelle de Romagnési, comprenant 14 tons entre le blanc et le jaune, mais seuls 10 tons sont représentés dans le livre.

 

Pour permettre une estimation plus commode du ton des sporées de russules fraiches, sans nuancier papier, nous décrivons une méthode utilisant un appareil photo numérique (en mode RAW) et un logiciel spécifique.

Trois documents se rapportent à cette mesure :

– Version résumée https://s2hnh.org/wp-content/uploads/2016/10/La-couleur-des-sporées-2016-7reduit.pdf

– Version complète https://s2hnh.org/wp-content/uploads/2016/10/La-couleur-des-sporées-2016-7.pdf

– Logiciel Ocre à télécharger : présentation et téléchargement

 

Publié le: 06/10/2016 | Commentaires: 0

Sortie botanique du 21 septembre 2016 au Domaine de Restinclières

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Ce premier compte-rendu des sorties botaniques du mercredi, comprend une liste des plantes rencontrées.

Parmi elles, certaines ont été plus spécialement observées pour leurs fruits et leurs semences.

Vous trouverez également un résumé succinct de quelques types de fruits rencontrés, le montage de quelques photos de la journée et la carte du Domaine de Restinclières.

Ce travail résulte d’un travail d’équipe : merci à Michèle Aubrun et à Jean-Marie Coste, pour leur participation à l’identification des plantes, et à Marie-Thérèse Goupil pour les photos.

Émile DUHOUX

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Publié le: 28/09/2016 | Commentaires: 0

Sortie mycologique du 25 septembre 2016 à l'Aigoual

Voici le compte rendu de cette sortie mycologique.

Publié le: 25/09/2016 | Commentaires: 0

Commentaires sur les listes de champignons des salons

par Monique Brunet

Depuis 2013 je me suis chargée de récupérer, à la fin des salons de Montpellier «Champignons et plantes d’automne», les fiches qui accompagnent les champignons identifiés et exposés afin d’en établir la liste. Les listes des salons 2013, 2014 et 2015 ainsi établies sont présentées séparément sur le site dans un article sur les salons puis regroupées en une seule liste  . Il m’a paru intéressant de les accompagner de commentaires qui correspondent aux réponses que j’ai trouvées à des questions sur les récoltes, les conditions climatiques du moment, etc.

Les récoltes

Le but des récoltes est de rassembler un maximum d’espèces à exposer au Salon. Plusieurs ramasseurs se dispersent dans les environs dans un rayon d’environ 100 km, Massif de l’Aigoual, Causses, Montagne de l’Espinouse, garrigues de l’arrière-pays (entre Montpellier et les Cévennes) et littoral méditerranéen, en choisissant des lieux qui, en fonction de la climatologie du moment, présentent des conditions favorables. Il faut aussi noter que les champignons de très petites dimensions ne sont, en général, pas exposés. La localisation exacte des récoltes et leur biotope ne sont pas notés. Il ne s’agit en aucun cas d’un inventaire.

Listes des espèces identifiées et exposées

L’identification des champignons est faite par les mycologues de l’association à mesure que les paniers arrivent sur les lieux de l’exposition. Réalisée essentiellement par observation macroscopique, elle doit être rapide et ne permet guère de distinguer les variétés ou formes de certaines espèces. Elle dépend aussi de la personnalité des déterminateurs qui sont quelquefois plus spécialisés dans un genre. Le public qui fréquente le salon est constitué, d’une part, des étudiants de la faculté de Pharmacie qui révisent avant l’examen, d’autre part, d’amateurs souvent plus motivés par la comestibilité des champignons exposés que par l’envie de progresser en mycologie.

Climatologie

Les récoltes de champignons sont très tributaires du climat, pluviométrie et températures. Les zones parcourues pour les cueillettes destinées à alimenter le Salon peuvent être en altitude (Massif de l’Aigoual, Causses, Montagne de l’Espinouse), dans les garrigues de l’arrière-pays (entre Montpellier et les Cévennes) et sur le littoral, rarement dans ces trois types de milieux en même temps. Les lieux sont choisis en fonction de la météorologie du moment. Cette période de l’année est celle des « épisodes cévenols » qui peuvent donner de très fortes chutes de pluie accompagnées d’inondations, souvent très localisées, pas idéales pour les poussées fongiques.

Les « ramasseurs » qui connaissent bien la région et sont nombreux arrivent toujours à faire des récoltes honorables, donc le nombre de champignons identifiés et exposés au Salon n’est pas seulement représentatif de la qualité de la saison mycologique mais aussi de l’efficacité des ramasseurs.

(suite…)

Publié le: 20/08/2016

Lutte contre la mouche de l’olivier : compte-rendu de la journée technique

Bonjour à tous,

La réunion pratique sur le piégeage de la mouche de l’olive avec des pièges secs – Société Probodelt, Tarragona, Espagne – s’est déroulée au Mas des Vautes à St-Gély du Fesc, le 20 juillet 2016 chez Mme Sophie Arnihac que l’on doit remercier.

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Plus de 40 personnes se sont présentées (15 h 00), ce qui fait qu’avec les organisateurs Raymond Gimilio et André Bervillé (SHHNH), les deux personnes de chez Probodelt et le régisseur du moulin des Vautes le groupe était constitué de 45 personnes. Certaines venues de très loin (Bordeaux, Drôme) et un représentant de l’UMR BGPI (CIRAD-INRA).

Chaque piège contient un sachet de phosphate diammonique à humidifier légèrement et 7,5 mg d’un insecticide sec Karaté K (matière active pyréthrinoïde de synthèse lambda-cyhalothrine) déposée sur l’intérieur du couvercle.

La pose de 20 pièges à divers endroits (Claret, Pignan, Les Vautes, St-Privat, …). a été réalisée. L’examen du contenu a montré essentiellement des diptères, dont quelques mouches. À cette période de l’année après les chaleurs et le rafraîchissement la population de Bactrocea est relativement réduite. La pose est préventive, donc l’effet sur la dynamique de la population à venir, est très fort. Il faudrait des comptages précis pour vérifier la spécificité du pièges pour Bactrocera.

La société Probodelt a distribué 2 flyers d’information :

http://www.probodelt.com/fr/controle-plaies-pieges-insectes/piege-conetrap.html

http://www.probodelt.com/fr/controle-plaies-pieges-insectes/piege-hemitrap.html

Sans entrer dans les détails :

l’attente des participants a été comblée, ils pourront commander des pièges directement en Espagne, dans l’attente d’un commerçant agréé en France (par le producteur).

Les commentaires sur l’intérêt de ce type de réunion nous encouragent à poursuivre.

Plusieurs participants, pour télécharger les documents sur l’olivier, vont adhérer à la S2HNH. Gérard Martin pourra nous en informer via e-mail protégé ; veuillez activer JavaScript

La réunion s’est terminée (17 h 30)par une dégustation d ‘huile du moulin des Vautes , Picholine, Picholine + autres variétés du domaine, et Picholine + Picual

Les réunions reprendront en octobre.

Nouaison - Crédit photo : André Bervillé

Nouaison – Crédit photo : André Bervillé

Raymond Gimilio et André Bervillé

Publié le: 26/07/2016

Mise en ordre du Temps pour les éléments de la Terre

« Mise en ordre du temps pour les éléments de la terre » est un dossier de 33 pages, écrit par Michel Gastou, membre de la SHHNH et de la SAGA (Société Amicale des Géologues Amateurs) Ce dossier est consacré à la stratigraphie en général et à son application dans l’Hérault.

Introduction

Première partie

– Prise de conscience du temps

Deuxième partie

– Histoire de la stratigraphie discipline scientifique

– Repères généraux sur la stratigraphie actuelle

Troisième partie

– Application de la stratigraphie dans l’Hérault

Obtenir le dossier en PDF

 

 

 

Publié le: 22/06/2016

La maîtrise de la pollinisation chez l’olivier

Catherine Breton, André Bervillé

CB Université de Montpellier, Institut des Sciences de l’évolution,  e-mail protégé ; veuillez activer JavaScript

AB INRA UMR 1097 DIAPC e-mail protégé ; veuillez activer JavaScript

 

Les histoires de sexe ont toujours déchaîné les passions. Chez l’olivier encore plus que chez d’autres espèces, à entendre les commentaires, et lire les messages échangés entre les protagonistes qui interviennent sur l’olivier.

La pollinisation est suivie par la nouaison des fruits, et s’il y a trop de pollen incompatible, ou pas assez de pollen compatible, sur le stigmate de la fleur, la nouaison sera mauvaise, et les jeunes fruits vont tomber jusqu’à 5 semaines après la fin de la floraison. Après 6 semaines, la chute des fruits est due à des raisons autres que l’incompatibilité, et donc le nombre de fruits noués doit être déterminé, au plus tard, 6 semaines après la floraison.

 

Schéma de la temporalité des événements après la floraison jusqu’à 5 semaines ; échelle en jours

Floraison     ⇒    pollinisation  ⇒  chute des pétales    ⇒   nouaison      ⇒    dernière coulure dûe à l’incompatibilité

Temps T 0     ⇒         T 0-8 j       ⇒          T 4-8                  ⇒      T 5-10         ⇒                  T 35-42

Nouaison = formation du fruit ; coulure = chute de fruits

Fleurs d'olivier - Crédit photo : André Bervillé

Fleurs d’olivier – Crédit photo : André Bervillé

Que veut un oléiculteur ?

Il veut des fruits, mais pas trop, sinon ils seront petits, et se vendront mal, pour l’olive de table, et pour l’olive à huile, le rendement en huile ne sera pas optimal, car avec la charge (quantité de fruits portée par un arbre), le noyau diminuera en taille moins vite que la pulpe.

Que peut le chercheur ?

Il peut définir des polliniseurs pour les principales variétés. Il est bien évident que les polliniseurs devront être diverses variétés, réparties dans les vergers, afin d’assurer la pollinisation, quels que soient les vents et les conditions climatiques, forcément très variables d’une année sur l’autre, et donc la coïncidence de la floraison, se fera pour l’un d’entre eux, on l’espère ! Le chercheur dit donc qu’il faut mettre des polliniseurs pour saturer les pistils en pollen compatible, et ainsi obtenir que la nouaison soit la meilleure possible.

Au chercheur d’expliquer à l’oléiculteur, que ce n’est pas en dosant les polliniseurs dans un verger que chaque oléiculteur va contrôler la taille des fruits à la récolte. S’il le dit, c’est un charlatan.

(suite…)

Publié le: 25/05/2016

Un nouveau cycle de conférences sur l’Olivier

branche d'olivierL’olivier est une culture importante dans le sud de la France. Il souffre actuellement d’une insuffisance de production tant quantitative (Rendement) que qualitative (Taille des fruits) et d’adversités (Mouche, bactéries, champignons). La France n’a pas de programmes de recherche sur cette espèce. L’information de vulgarisation qui parvient aux oléiculteurs est insuffisante pour qu’ils prennent des mesures efficaces objectives pour améliorer la production et la qualité.

Les sites internet qui renseignent les oléiculteurs sont le plus souvent commerciaux et n’apportent pas les éléments contradictoires des méthodes d’amélioration et des méthodes de lutte.

La Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault prend donc l’initiative d’instaurer dans ses locaux un cycle de conférences ouvertes à tous, pour informer, divulguer, proposer, débattre … des méthodes et des protocoles souvent largement diffusés, ouverts à tous, mais avec des limites et restrictions souvent mal connues chez l’olivier.

La SHHNH sollicite pour ce faire la participation et le relais de l’UPPO34, des coopératives de Pignan-Sommières, Coopérative de Clermont-l’Hérault, des Moulins Domaine de L’Oulivie, et du Mas des Vautes, Moulin de la Garrigue, ainsi que des confréries des chevaliers de l’olivier à Nîmes (J Tessier à Marguerite) et Clermont l’Hérault (Hélène Pagès), et des « Terrasses Gellone » et de l’AFIDOL …

                                                                                                                                                                                              André Bervillé

Huit conférences sont prévues, avant l’été, au local de la SHHNH, à 18 h 30.Reprise des conférences en octobre 2016.

La première aura lieu le 18 mai :

« La pollinisation étape clef de la production de fruits chez l’olivier » par A Bervillé (Directeur de recherche en retraite INRA)

Voir l’article correspondant

La deuxième, le 25 mai :
« Les polliniseurs des principales variétés françaises et les problèmes locaux de pollinisation » par A Bervillé (Directeur de recherche en retraite INRA)

Fleurs d'olivier - Crédit photo : André Bervillé

Fleurs d’olivier – Crédit photo : André Bervillé

 

– puis « Les méthodes de lutte contre la mouche » par R. Gimilio, le 1er juin,

–   « La mouche de l’olivier et la lutte bio » par J. Lecomte, le 8 juin,

Aucune conférence n’est prévue pour le mercredi 15 juin.

–  « L’olivier, santé et biodiversité » par Raphaël Colicci, le 6 juillet,

Viendront ensuite 3 conférences, dont la date n’est pas encore fixée, mais qui seront annoncées au fur et à mesure dans les « Événements » du site :

–  « La culture bio de l’olivier » par Hélène Lasserre,

–  « L’amélioration génétique chez l’olivier ? » par A. Bervillé,

–  « L’olivier et la ville en périurbain » par Lucette Laurens.

Le 20/07/2016, une journée technique est organisée par la SHHNH pour lutter contre la mouche de l’olive

Publié le: 10/05/2016

Terroirs viticoles

« Terroirs Viticoles. Paysages et géologie en Languedoc » est un ouvrage indispensable de Jean Claude Bousquet pour comprendre les paysages du Languedoc en relation avec leur géologie et  leur potentiel viticole : c’est le concept de « terroir ». Mais cet ouvrage est épuisé et introuvable. Un financement participatif autour des Écologistes de l’Euzière peut lui redonner vie et pas seulement...pour en savoir davantage

Publié le: 03/05/2016

Salon de Montpellier Champignons et Plantes d’Automne

La SHHNH est à l’origine des expositions publiques de champignons à Montpellier. Par la suite, une exposition simultanée de plantes s’est ajoutée, le tout sous le nom de Salon de Montpellier.

Faculté de Pharmacie - Inauguration du salon 2015

Faculté de Pharmacie – Inauguration du salon 2015

Le premier salon s’est tenu du 1er au 3 novembre 1969 au Pavillon Populaire avec le concours de l’Association Charles Flahault de Perpignan, sous le nom de « Salon du Champignon de Montpellier ». Les sections mycologiques de ces deux associations avaient déjà participé à des expositions communes depuis 1966 à l’occasion des Journées Mycologiques du Languedoc Roussillon à Bédarieux. Ces journées mycologiques sont la première grande manifestation mycologique du Languedoc-Roussillon à laquelle de nombreuses personnalités, des  Facultés de Pharmacie, et de Médecine de Montpellier, de la Faculté des Sciences et de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier, ont participé activement. Pour en savoir davantage, voici le compte-rendu des premières « Journées Mycologiques du Languedoc-Roussillon » de 1966 et 1967 – Annales_V108_f3_1968-p.155 – ainsi que celui des troisièmes journées de 1968 – Annales_V109_f1_1969-p.55 -.

Salon 2011 avant l'ouverture

Salon 2011 avant l’ouverture

Les salons suivants se sont tenus à SupAgro, appelé anciennement École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier, et ce jusqu’en 2001.

Après une interruption d’un an, le salon s’est déplacé à l’Institut de Botanique, à partir de l’automne 2003, sous le nom de « Salon du Champignon et de la nature ». Dès 2004, il prendra l’appellation de  « Salon Champignons et plantes d’automne ». Le rez-de-chaussée était consacré à l’exposition des plantes et les champignons se trouvaient au 1er étage de l’Institut.

(suite…)

Publié le: 30/04/2016