Archives de mots clés: Champignons

Articles de mycologie

Un florilège des articles de mycologie parus dans les Annales depuis 1998 vient d’être publié sur le site dans les téléchargements / Autres téléchargements, à disposition de tous les visiteurs.

Publié le: 24/02/2017 | Commentaires: 0

Commentaires sur les listes de champignons des salons

par Monique Brunet

Depuis 2013 je me suis chargée de récupérer, à la fin des salons de Montpellier «Champignons et plantes d’automne», les fiches qui accompagnent les champignons identifiés et exposés afin d’en établir la liste. Les listes des salons 2013, 2014 et 2015 ainsi établies sont présentées séparément sur le site dans un article sur les salons puis regroupées en une seule liste  . Il m’a paru intéressant de les accompagner de commentaires qui correspondent aux réponses que j’ai trouvées à des questions sur les récoltes, les conditions climatiques du moment, etc.

Les récoltes

Le but des récoltes est de rassembler un maximum d’espèces à exposer au Salon. Plusieurs ramasseurs se dispersent dans les environs dans un rayon d’environ 100 km, Massif de l’Aigoual, Causses, Montagne de l’Espinouse, garrigues de l’arrière-pays (entre Montpellier et les Cévennes) et littoral méditerranéen, en choisissant des lieux qui, en fonction de la climatologie du moment, présentent des conditions favorables. Il faut aussi noter que les champignons de très petites dimensions ne sont, en général, pas exposés. La localisation exacte des récoltes et leur biotope ne sont pas notés. Il ne s’agit en aucun cas d’un inventaire.

Listes des espèces identifiées et exposées

L’identification des champignons est faite par les mycologues de l’association à mesure que les paniers arrivent sur les lieux de l’exposition. Réalisée essentiellement par observation macroscopique, elle doit être rapide et ne permet guère de distinguer les variétés ou formes de certaines espèces. Elle dépend aussi de la personnalité des déterminateurs qui sont quelquefois plus spécialisés dans un genre. Le public qui fréquente le salon est constitué, d’une part, des étudiants de la faculté de Pharmacie qui révisent avant l’examen, d’autre part, d’amateurs souvent plus motivés par la comestibilité des champignons exposés que par l’envie de progresser en mycologie.

Climatologie

Les récoltes de champignons sont très tributaires du climat, pluviométrie et températures. Les zones parcourues pour les cueillettes destinées à alimenter le Salon peuvent être en altitude (Massif de l’Aigoual, Causses, Montagne de l’Espinouse), dans les garrigues de l’arrière-pays (entre Montpellier et les Cévennes) et sur le littoral, rarement dans ces trois types de milieux en même temps. Les lieux sont choisis en fonction de la météorologie du moment. Cette période de l’année est celle des « épisodes cévenols » qui peuvent donner de très fortes chutes de pluie accompagnées d’inondations, souvent très localisées, pas idéales pour les poussées fongiques.

Les « ramasseurs » qui connaissent bien la région et sont nombreux arrivent toujours à faire des récoltes honorables, donc le nombre de champignons identifiés et exposés au Salon n’est pas seulement représentatif de la qualité de la saison mycologique mais aussi de l’efficacité des ramasseurs.

(suite…)

Publié le: 20/08/2016

Salon de Montpellier Champignons et Plantes d’Automne

La SHHNH est à l’origine des expositions publiques de champignons à Montpellier. Par la suite, une exposition simultanée de plantes s’est ajoutée, le tout sous le nom de Salon de Montpellier.

Faculté de Pharmacie - Inauguration du salon 2015

Faculté de Pharmacie – Inauguration du salon 2015

Le premier salon s’est tenu du 1er au 3 novembre 1969 au Pavillon Populaire avec le concours de l’Association Charles Flahault de Perpignan, sous le nom de « Salon du Champignon de Montpellier ». Les sections mycologiques de ces deux associations avaient déjà participé à des expositions communes depuis 1966 à l’occasion des Journées Mycologiques du Languedoc Roussillon à Bédarieux. Ces journées mycologiques sont la première grande manifestation mycologique du Languedoc-Roussillon à laquelle de nombreuses personnalités, des  Facultés de Pharmacie, et de Médecine de Montpellier, de la Faculté des Sciences et de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier, ont participé activement. Pour en savoir davantage, voici le compte-rendu des premières « Journées Mycologiques du Languedoc-Roussillon » de 1966 et 1967 – Annales_V108_f3_1968-p.155 – ainsi que celui des troisièmes journées de 1968 – Annales_V109_f1_1969-p.55 -.

Salon 2011 avant l'ouverture

Salon 2011 avant l’ouverture

Les salons suivants se sont tenus à SupAgro, appelé anciennement École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier, et ce jusqu’en 2001.

Après une interruption d’un an, le salon s’est déplacé à l’Institut de Botanique, à partir de l’automne 2003, sous le nom de « Salon du Champignon et de la nature ». Dès 2004, il prendra l’appellation de  « Salon Champignons et plantes d’automne ». Le rez-de-chaussée était consacré à l’exposition des plantes et les champignons se trouvaient au 1er étage de l’Institut.

(suite…)

Publié le: 30/04/2016

Comment étudier un champignon ?

Atelier de mycologie du 5 février 2016, conduit par Marie-Jo Mauruc

 

1 – Prendre conscience de son environnement

 

            Renseignements généraux :

 

– date de récolte, localité, lieux-dits, expositions(Nord, Sud, Sud-Ouest), altitude, points GPS

– nombres de photos in « situ », penser à mettre 1 étalon (feuille) pour pouvoir évaluer la taille.

– si possible donner un numéro d’échantillon : ex. MJM.201601280-2

– Récolteurs et Identificateurs

             Écologie :

 

  Habitat : Forêts, chemins, prairies, bord de route, champs cultivés, landes, jardins

  Arbres ou plantes immédiatement voisins : Epicéa, Ciste, Pins, Saules etc.

  Substrat : à terre, sur mousse, sur écorce d’arbres morts ou vivants, crottins etc.

   Mode de groupement : isolés, en touffes, en cercle

Autres mesures : température du sol, composition du sol, humidité du substrat.

2 – Étude macroscopique (Description)

 

  Sa forme globale : chapeau ou non, pied central ou non (Forme classique ou non)

  Le chapeau : taille, forme, couleur, changements de couleur (« hygrophane » ou non) aspect de la surface (« cuticule »), aspect des bords du chapeau

  Partie fertile : « hyménium »: lames, plis, pointes, tubes, insertion des lames,

  Le pied (« Stipe ») : taille, forme, séparabilité, consistance, aspect en coupe, ornementations ou non, anneau et volve

Si possible faire une description et parfois un dessin, en notant les mesures et les particularités observées. Voir la fiche de description ; au début de chaque livre, quelques pages vous permettent de décrire assez précisément le champignon étudié.

  Réactions macrochimiques :

Réactifs, partie testée, résultat ; parfois utiles (Russules, Agaric, Cortinaires parfois Amanites),à faire sur le terrain ou sur échantillon frais : sulfate de fer, potasse, phénol , Gaiacol  etc.

 

3 – Études microscopiques des champignons

 

1-    Milieux d’observation

 

a- L’eau : elle permet de mieux voir les pigments (cuticule) et certains éléments cellulaires ; la couleur des spores

b- La Potasse (5%) permet de solubiliser (Polypores ou pyrénomycètes) ou de colorer certains éléments particuliers

c- Le Rouge Congo : colore tous les éléments cellulaires (il contient de l’ammoniaque qui gonfle un peu les tissus mycéliens)

d- Le Bleu Coton ou bleu lactique : facilite l’observation des différents éléments ; chauffé il permet de différencier les champignons parasites par rapport au végétal de l’hôte ; il colore mieux les ornementations de la paroi sporale ; Chez les Lyophyllum les spores sont dites « cyanophiles ». (Cyan = bleu)

e- Réactif de Mezler : l’iode du réactif colore l’amidon des spores en bleu ou en noir soit au niveau de la paroi soit au niveau des ornementations

Mais aussi il peut colorer certaines parties du tissu mycélien (Mycènes); C’est un test important chez les Ascomycètes.

On parle de – spores « amyloides » : ex. Amanita ovoidea, A phalloide, A. spissa

– spores non « amyloides » : ex. Amanita junquillea, A.caesarea

2-     Les spores de champignon

 

Basides et basidiospores

Basides et basidiospores

Les spores sont des organes de dissémination chez les champignons (sortes de graines ou pollen)

Elles ont donc des parois plus ou moins fines ou épaisses qui leur donnent à maturité une forme rigide.

L’étude des spores ne permet pas d’identifier à elle seule une espèce, mais permet par une observation rapide d’orienter plus ou moins vers un genre : Entolome par exemple. ;

Elles sont produites    par les basides —Basidiomycètes

                                   dans des asques—  Ascomycètes

Pour étudier les spores on doit observer :

Asque et ascospores

Asque et ascospores

1-    leur couleur (« sporée » et étude au microscope)

2-    Leur forme

3-    Leur taille

4-    Leurs ornementations

 

Pour que l’étude des spores soit plus précise (Taille, couleur, ornementations) elles doivent être « mûres »

Donc il faut récolter celles qui sont tombées sur le haut du pied ou à partir d’une sporée.

La « sporée » est un amas des spores recueillies sur lames de verre ou sur un morceau de bristol noir ou blanc .Elle permet d’observer la couleur des spores.

Comment réaliser une « sporée » ?

1) sur bristol sur un verre avec de l’eau

2) directement sur deux lames de verre sur un verre avec de l’eau

3) directement sur une lame de verre dans une boîte fermée avec un coton imbibé d’eau pour les petits échantillons

Dans tous les cas on doit maintenir une certaine humidité (1 heure à parfois 24heures)

Nota Bene :.on peut également prélever un petit bout de la lame (ou de tube) du champignon, et faire un montage au microscope .Dans ce cas la coloration des spores est visible mais moins nette.

(suite…)

Publié le: 12/02/2016 | Commentaires: 0

Journées Mycologiques 2012 de la FAMM

Journées mycologiques

Journées mycologiques

Les XXVIesJournées Mycologiques 2012 de la FAMM (Fédération des Associations Mycologiques Méditerranéennes) ont été organisées par la SHHNH (Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault) en partenariat avec la SESNNG (Société d’Étude des Sciences Naturelles de Nîmes et du Gard) dans les Cévennes, région du Vigan.

Les sites explorés par les congressistes qui ont opéré des relevés fongiques, avaient été préalablement étudiés : une étude géologique et pédologique ainsi que des relevés botaniques incluant les arbres, arbustes, arbrisseaux, sous-arbrisseaux, lianes et plantes herbacées, avaient été effectués, sans oublier les données climatologiques.

Ainsi la grande variété des milieux et paysages étudiés, la classification des champignons selon leur mode trophique ainsi que les nombreuses statistiques présentées sur les données fongiques obtenues, font de ce travail une base de données écologique indispensable pour la connaissance de cette région du Vigan.

Vous trouverez ce travail dans notre section « Téléchargements ». Vous pourrez télécharger aussi, séparément, le grand « Tableau général des champignons identifiés » dans un format redressé, plus lisible sur écran.

Publié le: 08/02/2016

Recommandations

Recommandations

Publié le: 24/01/2016